Les coliques chez le cheval sont une source d’inquiétude majeure pour tout propriétaire. La colique est un terme général désignant des douleurs abdominales chez le cheval qui peuvent avoir diverses causes. Il s’agit d’un problème courant qui peut toucher les chevaux de tous âges.
Les coliques sont une réalité très redoutée par les propriétaires, car elles représentent la première cause de mortalité chez les chevaux. Aujourd’hui, le pronostic et les soins sont bien meilleurs qu’autrefois. Comprendre les causes et les signes précoces de cette affection peut faire toute la différence pour la santé et le bien-être de votre cheval.
Dans cet article, nous allons vous expliquer comment reconnaître les signes de colique et partager quelques astuces pour réduire le risque de coliques chez votre cheval.
Origines des douleurs des coliques chez le cheval ?
Les chevaux, comme les humains, sont relativement sensibles aux douleurs abdominales. Ces douleurs peuvent être causées par des spasmes intestinaux (crampes), l’étirement de la paroi intestinale par des gaz ou des aliments, l’arrêt de l’approvisionnement en sang d’une partie de l’intestin ou un blocage anormal de l’intestin.
La plupart des coliques sont d’origine gastro-intestinale, mais elles peuvent aussi provenir d’autres affections non intestinales, telles que la fourbure, les calculs vésicaux ou les problèmes ovariens. Ces affections peuvent initialement ressembler à des symptômes de coliques. On parle alors de « fausses coliques », mais elles peuvent néanmoins être très graves pour le cheval.
Reconnaître les signes précoces de colique chez le cheval
La plupart des coliques chez le cheval disparaissent rapidement, avec peu d’intervention. Cependant, certaines coliques peuvent mettre la vie de votre cheval en danger et nécessitent une hospitalisation, voire une intervention chirurgicale.
Il est donc important de savoir reconnaître les signes précoces de colique chez votre cheval. Ceci permet de consulter votre vétérinaire équin le plus tôt possible, une prise en charge rapide permet d’assurer les meilleurs soins possibles pour votre cheval.
Les signes et symptômes de colique chez le cheval
Les chevaux peuvent réagir de différentes façons à l’inconfort des coliques.
Le comportement du cheval va être l’indicateur de son niveau de santé. Plus la douleur sera intense, plus le cheval sera mal en point. Les symptômes de coliques présentés par votre cheval peuvent varier en fonction de leur gravité.
Les cas légers
- Lèvres retroussées
- Regard vers le flanc
- Agitation
- Grattage du sol
- Manque d’appétit
Les cas modérés
- Position fréquente comme pour uriner
- S’allonger et se relever
- S’allonger sur le côté pendant de longues périodes
- Se mordre ou se donner des coups de pied au flanc ou au ventre
Les cas graves
- Rouler violemment
- Transpiration
- Respiration rapide
- Blessures au corps et au visage dues aux roulades et aux mouvements brusques
Si votre cheval présente un ou plusieurs de ces symptômes de coliques, contactez votre vétérinaire sans tarder.
Conseils pour réduire le risque de colique chez votre cheval
Bien que de nombreux types de coliques ne puissent pas être évités, certaines mesures simples peuvent aider à réduire le risque de coliques chez votre cheval.
Fournir une quantité adéquate de fourrage de qualité
Les chevaux doivent consommer quotidiennement au minimum 1,5 % de leur poids corporel en herbe, foin ou fourrage équivalent. Un taux de fourrage de 2 % est préférable pour assurer une bonne santé digestive et un apport nutritionnel. Le fourrage est la base de l’alimentation du cheval et joue un rôle crucial dans leur bien-être général.
Il est essentiel de veiller à la qualité du fourrage que vous fournissez à votre cheval.
La moisissure dans les aliments ou les fourrages peut perturber les microbes dans l’intestin de votre cheval entraînant des déséquilibres digestifs et augmentant le risque de coliques. Pour éviter cela, assurez-vous que le foin est bien sec, exempt de poussière et de moisissures, et stocké dans des conditions appropriées.
Assurer une bonne hydratation
Assurez-vous que votre cheval a accès à de l’eau propre et fraîche à tout moment de la journée pour garantir une consommation suffisante. Cela est particulièrement important lors de changements de temps, de voyages, de changements de routine, d’exercices physiques accrus, de conditions climatiques extrêmes, ou après le poulinage.
L’aliment phare pour la réhydratation : le mash
Pour augmenter la consommation d’eau de votre cheval, vous pouvez lui distribuer du mash. Le mash est un aliment humide qui contient différents ingrédients très digestibles grâce à sa cuisson. Il favorise l’hydratation de votre cheval. En effet, les flocons qu’il contient ont la propriété de se gorger d’eau, permettant à votre cheval d’ingérer un aliment riche en eau.
Vous pouvez également ajouter du sel à la ration de votre cheval, administrer des électrolytes et maintenir une température de l’eau appropriée en cas de froid ou de gel. N’oubliez pas de vous arrêter régulièrement lors de longs voyages pour proposer de l’eau à votre cheval.
Fractionner les repas
Pour une meilleure digestion, il est préférable de fractionner la ration des concentrés en plusieurs repas et limiter les périodes de jeûne. Essayez de limiter la quantité d’amidon ingéré par repas à 1 g d’amidon par kg de poids vif.
Évitez les changements brusques de régime alimentaire
Les chevaux présentent un risque accru de coliques dans les deux semaines suivant un changement de régime alimentaire, notamment le changement de source du même type de foin. Les changements doivent donc être effectués progressivement, sur une période de 7 à 10 jours.
Soins dentaires réguliers
Des soins dentaires réguliers doivent être inclus dans la routine de santé de votre cheval, en particulier lorsqu’ils vieillissent. Cela permet au cheval de bien mâcher sa nourriture, en particulier le foin, diminuant ainsi la taille des particules.
Une taille de particules plus petite réduit le risque de colique d’impaction, c’est-à-dire lorsque des aliments mal digérés s’accumulent dans l’intestin, provoquant un blocage du tube digestif.
Programme anti-parasitaire
Une forte charge de vers chez votre cheval peut contribuer à des problèmes de gros intestin tels que l’impaction. Établissez un programme régulier de lutte contre les parasites avec l’aide de votre vétérinaire équin.
Lieu de distribution des aliments
Il faut faire attention au lieu de distribution des aliments, notamment quand on distribue l’aliment au sol. Une forte consommation de sable peut également contribuer à des problèmes de gros intestin tels que l’impaction, similaire à une forte charge de vers.
Conclusion
Bien que rien ne puisse garantir que votre cheval ne souffrira jamais de coliques, être capable de reconnaître les signes précoces peut aider à réduire la gravité. En cas de coliques, votre vétérinaire est votre allié privilégié pour assurer les meilleurs soins à votre cheval. La mise en place de bonnes pratiques de gestion peut également aider à diminuer l’occurrence de ces maladies.
N’hésitez pas à contacter votre conseiller technique pour plus d’informations ou pour des conseils personnalisés.
Pour recevoir des conseils hebdomadaires sur l’alimentation et le bien-être de votre cheval, suivez-nous sur Facebook et Instagram !
Poursuivre la lecture
Quels facteurs influencent la qualité des fourrages pour le cheval ? | Quelles sont les carences nutritionnelles les plus courantes chez le cheval |